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Gérard Courtecuisse - Décembre 1998
d'après les archives paroissiales, municipales et départementales.
       Après une décennie d'abandon total, quasiment masqué par des feuillages par trop luxuriants, entretenant une forte hygrométrie permanente, le christ fameux s'est brisé au niveau de la taille. Il ploie pitoyablement. Seuls les points d'attache des bras et des pieds sur le bois de la croix empêchent sa dislocation... !
    Dès son édification l'humble sanctuaire reçut pratiques et dévotions.
Les registres des annonces paroissiales en font foi :
- « 1847. Dimanche 16 mai - de Pentecôte. A l'issue de la messe, procession au Calvaire...
- 1876. Dimanche 27 août - Fête du Cœur de la Bienheureuse Vierge Marie : Vêpres à trois heures suivies de la procession au Calvaire en action de grâce de la moisson et des autres fruits de la terre...
- 1897. Dimanche 20 juin – Fête-Dieu : Grand messe à 9 heures suivie de la procession... avec reposoirs au Calvaire et à la Ferme (des Hautes-Mottes)...
- 1902. Assomption : Procession à Notre-Dame de Grâce avec arrêt au Calvaire où on chantera l' "Ave Verum "...
-  Pendant trois mois de l'été 1917, Mr le curé, dépossédé de l'église convertie en ambulance militaire, dit les messes du dimanche en plein air, quand le temps le permet... au calvaire. Le peuple y assistait mêlé des soldats allemands catholiques...
- 1946. 15 août : Vêpres à 3 heures puis procession jusqu'à la chapelle N.D. de Grâce. Halte au calvaire au retour... » 
- Vers 1966 - 1968, les participants se raréfient aux deux processions annuelles. Considérées par le curé comme  « des contre-manifestations », elles sont abolies.
- Dès lors, aucun devoir particulier ne lui fut plus rendu.

* Le 9 juin 1900, le conseil municipal vote la réparation de l'oratoire admis « plutôt délabré ». M. Fiévet, maire, prenant une partie des frais à sa charge.
* La dernière restauration intérieure, décidée par la commune propriétaire, s'effectuait « vers 1970 » (Le christ étant repeint en vert-bronze),
tandis qu'une grille, indispensable, venait clore l'édifice (semi-circulaire, voûté en cul-de-four) en 1976, année de l'établissement du dossier « d'inventaire - Affaires culturelles ».
* Jusqu'en 1987 – 1988, les ramures de hauts tilleuls formaient au monument cultuel une majestueuse arche naturelle. Mais ces arbres durent céder la place à un parking nécessité par les contraintes de la circulation urbaine.
Furent toutefois gardés les deux plus proches de la construction cent cinquantenaire, censés l'orner.
____________________________

      Jadis entrée du village, le « carrefour du calvaire » était, au milieu du XVlII° siècle, marqué par une petite croix fichée à la croisée des chemins, une « croisette sur le flégard »  probablement jalon des processions des « Rogations ».
     Des reliques, fixées sur des croix, confectionnées par le curé du moment avec les débris des pieds endommagés, devaient être distribuées afin d'en perpétuer le souvenir. Certaines familles les ont conservées.

     La tradition veut que le profanateur mourut en prison quelque temps après.
La presse relate d’ailleurs l’événement un peu hors du commun.
Article de la « Gazette de Douai » du mercredi 18 mai 1881 :
... et le christ, en carton-pâte, partit pour une restauration encore bien visible aujourd'hui: « Les bandelettes assez apparentes qui entourent les chevilles sont la trace indélébile du sacrilège relaté ».
Il fut solennellement reconduit dans son habitacle lors d'une « journée de Réparation » organisée au printemps de l'année d'après.
- « Registre des annonces » du 15 mai 1881 :
    Calvaire qui devait, une quarantaine d'années plus tard, défrayer la chronique régionale.
En effet, le 17 novembre 1880, « un étranger à la localité » en un geste instinctif ou symbolique et pour des raisons ignorées, mutilait le Crucifié à la hauteur des pieds.
Acte qui suscita parmi la population essentiellement rurale - du modeste bourg de neuf cents âmes - attachée à « sa » religion, un immense émoi, ressenti comme un scandale confinant au sacrilège.
Le prône du dimanche suivant se révèle très éloquent à cet égard :
«  21 novembre 1880 - XXVII° et dernier dimanche après la Pentecôte :... Vers le soir, exercice du Chemin de la Croix suivi de la bénédiction du Très Saint Sacrement. Nous ferons ce Chemin de la Croix en réparation du sacrilège commis contre le Christ du Calvaire dans le courant de cette semaine ».
(... qui se dressait au coin de la route nationale. Non loin, fonctionne alors à plein rendement la « Fabrique au sucre Fiévet »)
et du « chemin de la Bequette »...
(...  en terre, reliant Auberchicourt après avoir formé le carrefour du « Marronnier » sous lequel s'abrite N.D. des Orages d'Ecaillon).
Au CALVAIRE de MASNY: « l'ECCE HOMO »

      «  L'an mil huit cent quarante deux, le vingt un août a été béni par le soussigné le calvaire de Masny. Erigé aux frais de Madame Fiévet, née Butruille. (Lefebvre - Curé de Notre-Dame à Douai),
tandis que l'abbé Du Bruille avait la paroisse en charge.
Ainsi figure dans le « Journal du curé » la "consécration" du traditionnel sanctuaire, élevé sur un terrain appartenant à la fondatrice, à l'angle de la « rue du moulin »...
Copyright
 © Masnystoria 2012